- בס''ד

YERUSHALAYIM SHEL ZAHAV

Publié 24 May 07 06:48 AM

Depuis la Guerre d'Indépendance en 1948, et pendant 19 ans, Jérusalem resta une ville divisée: la partie occidentale de la ville étant aux mains des Israéliens et la partie orientale – inclus la Vieille Ville- sous contrôle jordanien –exception faite du Mont Scopus/ Har Hatsofim. 
 
"Si je t'oublie Jérusalem, que ma droite m'oublie! Que ma langue s'attache a mon palais,
Si je ne me souviens de toi, si je ne place Jérusalem au sommet de toutes mes joies."
(Psaumes 137, 5-7)

Mais le 27 Iyar 5737, 3e jour de la Guerre des 6 Jours, les soldats de Tsahal conquirent la partie orientale de la ville, et permirent ainsi l'unité de Jérusalem la Sainte.

"Ce Mur a entendu bien des prières
Ce Mur a vu tomber bien des murailles
Ce Mur a senti sur lui des mains de
Pleureuses et les placets poussés dans
L’interstice de ses pierres
Ce Mur a vu Rabbi Yéouda Halévy piétiné
Mais ce Mur n’avait pas vu des parachutistes
Pleurer
" (Haim Hefer, Tsanhanim bohim)

"Le plus vite possible", telle fut la consigne que donna le Ministre de la Défense, Moshe Dayan, mercredi à l'aube (3e jour de la Guerre), à ses soldats partis à la conquête de la Vieille Ville.
A 10 heures du matin, Mota Gour, Général du bataillon des Parachutistes, annonce avec émotion à la radio militaire "L'Esplanade du Temple est entre nos mains, à vous..."

"Leurs larmes coulent et ils se regardent
Déconcertés, Comment est ce possible que des parachutistes pleurent
Et, bouleversés, qu’ils touchent le Mur
Et que des pleurs ils passent aux chants…
Peut être parce que ces gars de dix neuf printemps
Nés avec l’Etat
Portent sur leurs épaules deux mille ans." (
Haim Hefer,Tsanhanim bohim)


Les soldats qui avaient participé à la guerre, de tous les bataillons, partagèrent la même émotion à l'annonce de la libération de Jérusalem: " Il était dur de croire que la Vieille Ville de Jérusalem se trouvait entre nos mains.... On vivait là un moment historique, auquel aucun d'entre nous n'aurait pensé avoir le mérite d'assister. Je me rappelle de tous ces soldats qui pleuraient... sans éprouver la moindre honte. La Vieille Ville de Jerusalem avait toujours été un symbole pour nous; Jérusalem était notre capitale. Elle cristallissait toutes nos aspirations depuis 19 ans."

Jérusalem fascine et repousse. Elle ne laisse jamais indiffèrent.
Jérusalem, Sion, Yevous, Ariel, Beit Tfila/ la Maison de la Prière, Metsouda, Yedidout/Amitie, Moria, Ir Atsadek/Ville de la Justice, Ir David... De 70 noms est appelée Jérusalem.

Jérusalem, la divisée, mais Jérusalem l'Unité! Dans les mots de David Jérusalem est ainsi la ville où le peuple ne forme plus qu'un, où l'unité est achevée: " O Jérusalem, cité bien bâtie formant un tout bien uni" (Psaumes 122).

Jérusalem occupe une place bien particulière dans le Judaisme, au point que Nos Sages nous enseignent: "Jérusalem toute entière est un Sefer Thora".
Les pieux y professaient, les rois depuis David, y établirent leur capitale; et avant toute chose elle abrita la Maison de D-ieu. Trois fois par an tous les Juifs s'y assemblaient pour accomplir la Volonté Divine.
Mais Jérusalem, la ville dite trois fois sainte, est également citée par les Chrétiens et les Musulmans; qui disent y partager leurs lieux saints.
Jérusalem divisée, Jérusalem disputée.

Hors du temps; indescriptible; elle échappe à toute définition. On ne peut saisir Jérusalem, on ne peut comprendre sa particularité. Ses parfums sont dous et ses chants joyeux; Jérusalem attire et ensorcelle.

La knesset –parlement israélien- vota depuis trois propositions de loi concernant Jérusalem. La première officialisa l'unité de Jérusalem et son appartenance à l'Etat d'Israel. Les frontieres de la ville s'élargirent de 38 000 a 110 000 dounams – soit trois fois plus grand. La loi autorisa également le libre accès pour tous aux lieux saints de la ville.
En 1980 fut votée la loi constitutionnelle "Jérusalem Birat Israel/ Jérusalem, la capitale d'Israel".
Et ainsi, conformément à la loi y furent déplacées la résidence présidentielle, la knesset, le cabinet gouvernemental et la Cour Suprême.
Jérusalem la Grande retrouvait son honneur perdu mais jamais oublié.

Le 23 mars 1998 enfin, la knesset adoptait "la loi du Jour de Jérusalem" qui fixait la date du 28 iyar – date hébraïque de la libération de Jérusalem lors de la Guerre des six jours- comme fête nationale. Un jour qui devait symboliser la continuité éternelle du lien entre Jérusalem et le peuple juif.

Aucun mot ne traduira jamais Jérusalem, et aucune photo ne représentera jamais sa beauté.

DAISY SITBON

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