Mme Alliot-Marie était l'invitée du Consistoire de Paris qui avait organisé une cérémonie de voeux pour les fêtes de Rosh Hashana (le nouvel an juif) du 13 septembre et de Yom Kippour (la fête du pardon) du 22 septembre.
"L'antisémitisme, et plus généralement l'insécurité, sont liés au désespoir de jeunes qui manquent de perspectives et de repères", a-t-elle ajouté en soulignant que de son côté l'Etat doit être garant du droit de chacun "à exercer sans risque son culte".
Très applaudie, elle a souligné que "la lutte contre l'antisémitisme est un élement du pacte républicain", indiquant que le nombre d'agressions antisémites a diminué au cours des derniers mois mais que "la vigilance reste de mise".
"Nous allons continuer à sécuriser les édifices cultuels, a-t-elle poursuivi, citant le chiffre de 254 synagogues, écoles et édifices culturels juifs déjà placés sous protection.
"La France est reconnue comme un modèle de lutte contre l'antisémitisme", a encore déclaré Mme Alliot-Marie.
Elle répondait notamment au discours du président du Consistoire de Paris Joël Mergui qui disait souhaiter "ne plus avoir à faire de discours sur l'antisémitisme, sur la sécurité des juifs en France". Il a regretté "l'antisionisme ambiant qui a pu être générateur d'antisémitisme" et souhaité la construction à Paris du "plus grand centre du judaïsme européen".
L'ambassadeur d'Israël en France Daniel Shek avait de son côté souhaité que l'année à venir, qui sera celle du soixantième anniversaire de la fondation d'Israël, "soit aussi l'année de la paix" et salué "l'attachement constant de la communauté juive de France à Israël".