liberer le soldat shalit
«Libérer le soldat Shalit»
Vincent Fertey (lefigaro.fr)
29/11/2007 | Mise à jour : 19:02 |
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Le soldat Guilad Shalit retenu en otage depuis le 25 juin 2006. (AP)
Crédits photo : ASSOCIATED PRESS
Alors
que le cas d’Ingrid Betancourt suscite une réelle préoccupation, les
avocats de la famille Shalit sont bien décidés à mobiliser à leur tour
l’opinion publique pour obtenir des nouvelles de ce franco-israélien
retenu en otage depuis le 25 juin 2006 par les forces du Hamas.
C’est
un appel à la mobilisation générale. «Parce qu’il y a rien de pire que
l’oubli, et parce que nous sommes sans nouvelle de Guilad depuis un an
et demi, il faut que les autorités françaises jouent leur rôle pour la
libération de cet otage», clament à l’unisson le député UMP Rudy Salles
ainsi que les avocats de la famille du soldat Shalit, Maîtres Zerbib et
Altit.
Le 25 juin 2006, un commando du Hamas mène une attaque
contre un poste militaire israélien à la lisière de la bande de Gaza.
Deux soldats sont tués, tandis qu’un autre, un jeune caporal de 19 ans,
Guilad Shalit, est capturé. «Depuis c’est le black-out total»,
s’exclame le député Rudy Salles. Même la Croix Rouge n’a pu lui rendre
visite pour s’assurer qu’il est bien en vie», poursuit-il. «Aux
dernières nouvelles, son état de santé se serait sérieusement
détérioré», concède un des avocats.
Au moment où un cadre de
négociations pour trouver une issue au conflit israélo-palestinien
semble voir le jour avec la conférence d’Annapolis, l’entourage de la
famille est bien décidé à générer autour du soldat Shalit une
mobilisation aussi importante que celle suscitée par Ingrid Betancourt.
Le vice président de l’Assemblée nationale constate toutefois
que les comités de soutien sont moins actifs. Et de préciser que le
fait que Guilad Shalit soit militaire sème la confusion dans les
esprits. Si le député des Alpes Maritimes salue «l’approche
volontariste» de la diplomatie française depuis l’élection de Nicolas
Sarkozy, il regrette toutefois que les choses n’aillent pas plus vite.
Au Quai d’Orsay, on assure pourtant que le cas du soldat Shalit
préoccupe autant les autorités que le cas d’Ingrid Betancourt. Pour
l’heure, une pétition de soutien va être lancée par les avocats de la
famille sur les bancs de l’Assemblée et à destination de plus de 1.000
parlementaires européens.
Ecoutez le témoignage de Stéphane Zerbib, un des avocats de la famille Shalit.