- בס''ד
Chelanoo 1er Network Juif Connection | Inscription |

transfert 1


Le chant du mois : “Po etslènou (C’est là, chez nous)”

Hier à la radio on interviewait Arik Einstein sur son disque récent. Un vétéran, genre Georges Brassens, qui vit retiré avec sa femme et ses enfants. Dans un de ses nouveaux chants, il redit ce qui le préoccupe, ce qui le fait vivre, dans son parler populaire, simple et plein d’humour. Voici ce chant qui lui est sorti du cœur.




Ce soir, je suis chez moi,
Assis dans mon fauteuil,
Sur l’écran de la télé il y a
Une femme qui pleure, qui pleure,
Elle n’a pas de maison,
Pas d’argent, pas de travail...
Je zappe à une autre station :
Encore une nouvelle bande, on a volé des vieux,
On s’en prend aux plus faibles,
Et quoi encore ? quand va-t-on se réveiller ?

Ça arrive ici, tous les deux trois jours,
C’est là près de chez nous
Les mendiants sur la grand’place,
J’veux pas réveiller les angoisses,
Je ne veux pas pleurnicher,(1)

Je veux pleurer, c’est tout.
Les guerres continuent
Entre les “bons et les méchants”
L’argent coule à flots
Et y en a d’autres qui ont faim,
Qui peut m’expliquer ça ?
Pour un mariage réussi
Y en a dix qui se trahissent.

Ça arrive ici, tous les deux trois jours,
C’est là près de chez nous
J’veux pas réveiller les angoisses,
Je ne veux pas pleurnicher,
Je veux pleurer, c’est tout.

Je me souviens des beaux jours
Sur le rivage qui s’est évanoui,
Je disais à un copain :
“On va changer le monde” (2)
Il a rencontré Dieu
Et moi, je suis encore là.
Ça arrive ici.... [...]
C’est là, près de chez nous [...]
Je veux pleurer, c’est tout.

(1) Arik commente : « Tu comprends, on s’esclaffe, on pleurniche, et puis on oublie. Moi, mon cœur se brise, si par ce chant j’ai versé ma petite goutte, à force de gouttes ça fera un océan. »
(2) Allusion à un des ses chants déjà ancien : « Toi et moi, on va changer le monde. »
Voir le texte de la chanson en hébreu

Nahman Syrkin

Eliane Ketterer


Nahman Syrkin, (1868-1924), l’un des penseurs les plus importants du sionisme socialiste.

Nahman Syrkin est né en Russie. Il fut arrêté une courte période à cause de son activité révolutionnaire. A sa libération, il partit étudier la psychologie et la philosophie dans plusieurs universités européennes, dont celle de Berlin. C’est là qu’il se rapprocha des groupes socialistes et juifs.

Nahman Syrkin fut l’un des premiers à vouloir faire une synthèse entre le sionisme et le socialisme. Il participa au premier Congrès sioniste en 1897, et une année après, il publia un recueil intitulé “La question juive et l’Etat des Juifs socialistes”, dans lequel il fonda sa doctrine socialo-sioniste. A la suite de Judah Leib Pinsker, de Moses Leib Lilienblum et de Benjamin Zeev Herzl, Nahman Syrkin accepta leur hypothèse selon laquelle l’antisémitisme européen irait en grandissant, mais à leur différence, la solution qu’il proposa au “problème des Juifs”, fut la colonisation massive des Juifs en Israël, sur la base d’une vie de collectivité. Sa proposition concrète fut que le mouvement sioniste crée un fonds national afin d’acquérir des terres en Israël ; sur ces terres, ceux des Juifs qui s’y installeraient, fonderaient de grandes unités coopératives de colonisation, incluant chacune environ dix milles personnes. Dans chacune des unités, il y aurait des branches agricoles, industrielles et de service public. De façon générale, il est possible de voir dans une telle proposition, une sorte d’appel à la fondation de villages collectifs de grande dimension.

La doctrine socialo-sioniste de Nahman Syrkin fut reçue au départ avec suspicion. La plupart des socialistes juifs y virent une utopie, étant donné qu’en opposition à Karl Marx, Nahman Syrkin établit que “la guerre des classes”, certes, était un mobile important de l’histoire, mais non l’unique. Les leaders sionistes, durant les premières années du mouvement, furent éloignés de toute pensée socialiste, et c’est ainsi que les propositions de Nahman Syrkin ne leur semblèrent pas plausibles. Durant la période de la polémique contre le programme de l’Ouganda, Nahman Syrkin prit parti pour Benjamin Zeev Herzl, et pendant plusieurs années ensuite, il fut l’un des leaders des territorialistes. Le coup d’Etat des “Jeunes Turcs” et la supposition qu’à sa suite, il serait plus facile de faire coloniser Israël par les Juifs de la Diaspora, le firent revenir au mouvement socialo-sioniste.

En 1908, Nahman Syrkin quitta l’Europe pour les Etats-Unis et y fut l’un des leaders des Po’alé Zion (“Ouvriers de Zion”). En 1920, il fut membre de la délégation des Po’alé Zion qui visita Israël et il se rendit compte des perspectives d’une colonisation. Il mourut aux Etats-Unis en 1945 ; ses ossements furent transférés en Israël et furent enterrés dans le cimetière de Kineret, à côté d’autres penseurs juifs socialistes.

Les écrits et les idées de Nahman Syrkin influencèrent profondément de nombreux leaders de la deuxième et de la troisième Aliyah (“immigration”) et parmi eux Berl Katznelson, qui adopta son approche constructive pour fonder un mouvement du travail en Israël. Ses écrits furent publiés en yiddish et en hébreu. Ils furent mis en ordre et édités par Berl Katznelson et Yehuda Kaufman. Le village de Kfar Syrkin, près de Petah Tikvah, porte son nom.


 



Copyright -© Un écho d'Israël - 2002-2005

LA LETTRE DU CONSISTOIRE

2 novembre 2007
 
21 Hechvan 5768

 

 

VENEZ NOUS REJOINDRE

SUR LE STAND DU CONSISTOIRE DE PARIS

AU PARC FLORAL DE VINCENNES !

 

S'abonner à la Newsletter

Publié Friday, November 02, 2007 4:15 AM par hashomeret

Commentaires

Pas de commentaires
Les commentaires anonymes sont désactivés