les dix commandements des palestiniens
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Les Dix Commandements de la politique palestinienne
Barry Rubin
mercredi 31 octobre 2007 - 21:32
1. Les Palestiniens ne peuvent pas arrêter d'autres Palestiniens qui attaquent Israël. Le faire serait trahir la cause, devenir le laquais d'Israël. Cela s'applique même si les Israéliens apportent des fournitures ou donnent du travail aux Palestiniens, ou si les attaques provoquent un dommage aux intérêts palestiniens. Que les victimes soient des écoliers, ou des gens faisant leurs courses, ou des voyageurs dans des bus, c'est bien sûr sans importance selon cette vision du monde.
2. Le plus militant a toujours raison. L'extrémisme équivaut à l'héroïsme. C'est une raison pour laquelle le Fatah traverse une période si difficile en concurrence avec le Hamas. Il ne peut pas dénoncer ces rivaux pour leur ligne trop dure et intransigeante. Des islamikazes à la bombe ainsi que ceux qui les incitent et les dirigent sont des modèles à imiter, non pas des individus trompés, encore moins maléfiques.
3. Davantage de violence, c'est bon et victorieux si cela provoque des victimes ou des dommages à Israël. En dehors des dénonciations rituelles pour les media étrangers, ce sont des motifs de fierté, avec pour implication qu'elles font avancer la cause plutôt que de la saboter.
4. Aucun gouvernement israélien ne peut rien faire de bon. Ainsi, Olmert n'est pas meilleur qu'aucun autre, même quand il se retire de la bande de Gaza, offre d'accepter un Etat palestinien, et est prêt à abandonner Jérusalem Est. Certains chefs palestiniens peuvent parler en privé à des interlocuteurs israéliens de coopération et même de leur rêve de paix, mais ne le disent pas à leur propre peuple.
5. Comme les Palestiniens sont les victimes perpétuelles, ils ont droit à tout ce qu'ils veulent, et n'ont jamais besoin de rien donner en échange pour les concessions israéliennes. Ainsi, l'option diplomatique favorite de l'AP, c'est qu'Israël se retire de la Rive Occidentale et de Jérusalem Est, reconnaisse un Etat palestinien indépendant, libère tous les prisonniers palestiniens, et puis les pourparlers pourront commencer. (Notez : J'ai pensé à cela comme une parodie, mais un fonctionnaire syrien de haut rang vient juste de proposer l'équivalent sur ce sujet).
6. Aucun Palestinien ne devrait être emprisonné pour des attaques en Israël une minute de plus que nécessaire selon les besoins des relations publiques internationales. Après tout, s'ils commettent des actes héroïques contre un ennemi maléfique - même en tuant des civils avec préméditation - pourquoi serait-ils punis ?
7. Le Fatah n'imposera pas la discipline, ni n'expulsera aucun de ceux qui lancent des attaques.
8. Effacer Israël de la carte est moralement correct. Si quelqu'un dit quelque chose de différent, on lui fera peur ou bien on le couvrira de honte, justifiant sa défaillance par une mesure tactique temporaire ou une manière de tromper l'ennemi.
9. Le mouvement place en priorité suprême le soi-disant " droit de retour ", l'exigence que tous les réfugiés palestiniens ou leurs descendants - plusieurs millions de personnes - soient autorisés à vivre en Israël. Il est préférable de ne pas avoir d'Etat que d'abandonner cette exigence. Même si avoir beaucoup de Palestiniens allant vivre en Israël rend la Palestine plus faible et plus pauvre, il est meilleur de se concentrer sur la destruction d'Israël de l'intérieur.
10. Il est plus important d'être tenace et patient avec un statu quo affreux que d'obtenir de grands bénéfices en mettant fin pour toujours à un conflit. Procéder ainsi compromettrait la chance des futurs Palestiniens d'obtenir une victoire totale. Leur droit à la totalité de la terre ne peut être abandonné.
Aucun discours, aucune aide étrangère, et aucun plan ou réunion internationaux n'ont modifié ces règles fondamentales. Les chefs palestiniens peuvent manifester sincèrement leur consternation avec ce problème en privé, mais ils ne se battront pas pour les briser. S'ils changent un jour vraiment, nous le saurons. Mais jusqu'alors, ce sont les motifs pour lesquels la partie palestinienne ne peut pas et ne veut pas parvenir à la paix, ou vraiment se tenir à des engagements existants.
Même si une poignée d'officiels Palestiniens veulent parvenir à un accord avec Israël, ils ne peuvent pas - et pire encore n'osent pas - violer ces commandements