Après 12 ans de prison ,il est plus que temps qu’Ygal Amir soit libéré !
La LDJ va apporter son soutien au Comité pour la Libération d’Ygal Amir
Si
Israël est prêt à libérer des terroristes pour la paix, au nom du même
principe, nous exigeons la libération d’Ygal Amir », lance Itamar Ben
Gvir, l’un des responsables du comité de soutien de l’assassin
d’Yitzhak Rabin, Ygal Amir, un juif religieux radicalement hostile a
toute idée d’un quelconque partage territorial avec les Palestiniens.
Comme il l’a expliqué sans manifester de regrets, l’intention d’Ygal
Amir était en effet de « neutraliser politiquement » le Premier
ministre, prix Nobel de la Paix 1994 aux côtés du président israélien
actuel, à l’époque chef de la diplomatie, Shimon Pérès, et du défunt
chef de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), Yasser
Arafat. Et cela pour leur contribution à l’accord d’Oslo de 1993 et à
la naissance de l’Autorité palestinienne.
Douze ans après le meurtre, des activistes continuent
de dénoncer le « traître Rabin » et font campagne pour réhabiliter les
adversaires d’Oslo.
Baptisé « comité pour la démocratie », le comité de
soutien d’Ygal Amir dévoile « le véritable visage de Rabin », l’un des
pères accoucheurs de l’Autorité palestinienne concédée à Oslo, et donc
un traître à la cause du Grand Israël selon les activistes privés de
formation politique, notamment depuis l’interdiction dans les années
quatre-vingt-dix du Kach, le parti fondé dix ans plus tôt par le rabbin
Meïr Kahane Leur commémoration de l’attentat contre la paix prend forme
de célébration et c’est « au nom des droits de l’homme » et de la
« réconciliation nationale » qu’ils entendent ratisser le plus
largement possible, à l’heure d’un nouveau round de discussions
israélo-palestiniennes entre le Premier ministre actuel, Ehud Olmert,
et le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.
Exposé par des membres de la famille Amir dans un CD vidéo de 15
minutes édité à 150 000 exemplaires, le message du « comité de
soutien » est simple. D’après lui, Ygal Amir est en quelque sorte un
martyr qui s’est « sacrifié » pour défendre Eretz Israël, le Grand
Israël incluant la Cisjordanie que Yitzhak Rabin était allé « brader à
Oslo ». « Nous ne soutenons pas l’acte d’Ygal Amir, bien que nous
considérions Yitzhak Rabin comme un traître, assure le chef de file du
comité de soutien, Ben Gvir. Mais, poursuit-il, « nous nous élevons
contre l’hypocrisie de la gauche israélienne qui ne s’oppose pas à la
libération de Marwan Barghouthi »,
le leader palestinien du Fatah incarcéré depuis 2002 en Israël pour
plusieurs attentats, condamné à vie et considéré comme une possible
monnaie d’échange avec les Palestiniens.
Les adversaires les plus résolus du principe d’un
échange de « la terre contre la paix » avec les Palestiniens voient
l’affaire Ygal Amir comme un possible cheval de Troie politique. Ils
font, officiellement, l’unanimité contre eux du côté des partis qui ont
pignon sur rue. Et cela, jusque dans les rangs des faucons.
Sur les ondes de l’armée, le chef du Likoud par
exemple, l’ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu, s’indigne « d’un
crime politique qui a brisé un tabou dans le pays ». « Si cela tenait à
moi, ajoute-t-il, je ne le libèrerais jamais ». « Il aurait fallu le
tuer, non pas parce qu’il s’agit de mon père mais parce que l’assassin
a tiré dans le dos de la démocratie », soutient de son côté Dalia
Rabin. Quant à l’action du comité de soutien d’Ygal Amir : « Si Israël
veut se suicider, il n’a qu’à laisser cette campagne se développer »,
dit-elle.
Au moment où se marque, suivant le calendrier liturgique hébraïque, le
12ème anniversaire de l’assassinat d’Ytzhak Rabin, deux enregistrements
vidéo ont choqué les gauchistes israéliens.
L’un, diffusé lundi soir, est le premier interrogatoire
de l’assassin, Ygal Amir, qui a suivi l’annonce de la mort du premier
ministre. Traduction :
L’enquêteur : Moi, commissaire-adjoint Motti Naphtali, je t’accuse de
meurtre. Tu as tiré sur le chef du gouvernement. Tu peux garder le
silence, si tel est ton désir. Tout ce que tu diras sera noté par moi,
et sera utilisé comme preuve.
Ygal Amir : Je suis arrivé à 20h15 de chez moi. J’étais entouré de
nombreux policiers et agents des services de sécurité. Rabin est
descendu ; Pères à sa suite mais n’était pour moi qu’une seconde cible.
Ensuite est descendu Rabin, accompagné de nombreux agents de la
sécurité. Je me suis approché de lui, avant qu’il ne pénètre dans la
voiture. J’ai tiré trois balles. Les agents de sécurité me sont tombés
dessus. J’ai lâché mon arme.
Motti Naphtali : Savais-tu où tu vas et pourquoi faire ?
Ygal Amir : Tuer Rabin.
Motti Naphtali : Tuer Rabin ?
Ygal Amir : Pas le tuer, le faire taire politiquement.
Motti Naphtali : Et comment comptais-tu procéder ?
Ygal Amir : Avec un revolver.
Motti Naphtali : Que tu possédais légalement ?
Ygal Amir : Légalement.
Motti Naphtali : Quand l’idée t’était venue de tirer sur le premier
ministre ?
Ygal Amir : Depuis les accords d’Oslo.
Motti Naphtali : Une dernière question, personnelle : à l’instant, tu
viens de mettre fin à sa vie. Tu le regrettes ? Tu en es désolé ?
Ygal Amir : A Dieu ne plaise !